"Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve.Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début de la réalité".

Hundertwasser

vendredi 6 septembre 2013

Lancement de notre projet de financement participatif

Il y a déjà quelques jours, nous lancions notre projet de financement participatif et nous venons de dépasser les 1000€ (sur les 3000€ nécessaires, si nous voulons avoir quelque chose)...merci beaucoup à tous.
N'hésitez pas à continuer de partager, à diffuser via vos contacts et, dans la mesure de vos possibilités, de participer financièrement.

Merci d'avance.




mardi 3 septembre 2013

Côté élevage

Côté élevage, ça y est!!! Notre choix est fait!

Nous sommes allés rendre visite, ce dimanche, à notre ami Alain qui est éleveur de chèvres des fossés en Belgique et cette visite a été déterminante dans notre choix d'une race ancienne, locale, esthétique et, surtout, très rustique.

Mais ce n'est pas vers la chèvre des fossés, qui reste, néanmoins un très bel animal, que notre cœur a penché.
Nous nous dirigeons vers l'élevage de la chèvre du massif central.

Origine et zone d’élevage

La chèvre du Massif Central peuplait traditionnellement le centre de la France (Massif Central, Limousin, Berry, Vallée du Rhône). Dans le Sud-Est, elle était présente dans les départements du Gard, de l'Hérault, de la Lozère, de l'Ardèche, de la Loire, de la Haute-Loire, du Rhône et des contreforts des Alpes (partie occidentale des départements de l'Isère et de la Drôme).


Actions de sauvegarde

Jusqu’au tout début des années soixante, une importante population est recensée et maintenue intacte. Pendant cette décennie, des "néo-ruraux" d'origine citadine s’installent, et avec eux des élevages spécialisés, basés sur l'utilisation de deux races de chèvres d'origine Suisse, l'Alpine Chamoisée et la Saanen. L'arrivée de ces nouveaux éleveurs coïncide avec la disparition progressive de l'élevage local traditionnel. Très vite les boucs Alpin et Saanen sont diffusés et la population locale est remplacée par ces races du massif alpin. En 1994, l'association pour le renouveau de la chèvre du Massif Central s'est constituée pour tenter de sauver les dernières chèvres du Massif Central.
Des bénévoles de l'association organisent un premier recensement où environ 120 chèvres chez 23 éleveurs sont inventoriées. Beaucoup d'animaux présentaient des signes évidents de croisements, la situation était donc devenue très critique. Depuis le début des années 2000 un inventaire précis des animaux est tenu par l’Institut de l’Elevage. Cette race est la dernière à avoir été reconnue par le Ministère de l'Agriculture début 2010.


Description

Cette chèvre est plutôt de grand format, trapue, osseuse, généralement avec du poil long sur l'échine et sur les cuisses, ainsi que sous le ventre. Traditionnellement, les animaux mottes étaient préférés. Une standardisation de la population en sélectionnant un type de robe unique ("Blanche des Cévennes"), a localement pu être recherchée par certains éleveurs mais ces efforts sont toujours restés passagers. Il en résulte une très grande diversité de robes, avec cependant une dominante de robes noires ou noires et blanches et la présence du patron "Poitevin".

Aptitudes et performances
Comme pour beaucoup de races à petits effectifs, il existe très peu de références techniques de production pour cette chèvre qui est appréciée pour ses qualités laitières et sa rusticité. Sa capacité à la marche, son aptitude à brouter y compris dans les fourrés lui permettent de tirer profit de la flore, des ronces et des arbustes. Elle valorise très bien les pâtures ainsi que les fourrages grossiers. Cette chèvre avait historiquement la réputation d'être une bonne laitière. Pour les éleveurs qui vivent de son élevage, sa production est satisfaisante, avec une bonne durée de lactation et une bonne valorisation fromagère. Sa robustesse et sa faculté d'adaptation aux intempéries (en particulier au froid) en font un animal quasiment sans problème sanitaire.

Source :

http://www.capgenes.com/IMG/pdf_fiches_race_massif_central_capgenes_2011_VF.pdf









lundi 26 août 2013

Première commande en petits fruits

Voilà que nous avons passé notre première commande de petits fruitiers, de quoi débuter avec quelques choses de solides sous le bras.

Nous avons passé la commande ici    http://www.petitsfruits.com/pro.html   car la mentalité nous plaisait bien!!

Framboisiers Joan J.                           Godets 7x7x6,5     50pces
Framboisiers Esperanza                      Godets 7x7x6,5     50pces

Rhubarbes  Europy                             Godets 9x9x10      10pces
Rhubarbes  Mikoot                             Godets 9x9x10      10pces

Myrtilliers  Collins                               Godets 9x9x10      10pces
Myrtilliers  Jersey                                Godets 9x9x10      10pces
Myrtilliers  Darrow                              Godets 9x9x10      10pces

Groseilliers Rovada                             RN                         50pces
Groseilliers Blanka                              RN                         50pces

Mûres Arapaho   - mottes de belle taille 4,5cm/7,5cm         50pces
Toutes ces plantes viendront rejoindre celles déjà en notre possession et celles que j'ai déjà bouturées en vue de notre installation.
 
 
 

lundi 3 juin 2013

Le jardinier-maraîcher

Pour nous lancer dans l'histoire, il va de soi qu'il est complètement inconscient de concevoir un jardin tel que celui que nous aurons en Creuse comme un petit jardin familial.
Il faut prévoir tant de choses que partir sans aide, sans support est, pour moi, quasi irréalisable.

Je me suis donc mis en quête d'un bon ouvrage et le livre de Jean-Martin Fortier est vraiment à considérer comme un outil de travail à part entière.

Je tiens à remercier également Laurent, de chez "Fanes de Carotte", coopérative d'amis maraîchers, pour ses bons conseils et son aide généreuse.

Petites nouvelles du front:  Nous avons repiqué plus de 220 pieds d'asperges issus de semis de l'année (il faut trois années avant d'obtenir une récolte d'asperges) ; mulitpliés les pieds de rhubarbe (et semés une quarantaine de nouveaux) ; semés, divisés et bouturés les pieds de thym, de sauge,... déjà un peu d'avance sur le travail à venir..


lundi 15 avril 2013

Le matériel arrive petit à petit

Depuis le dernier message, nous avons appris que notre co-acheteur ne venait plus, dans l'immédiat, avec nous cultiver pour des raisons qui lui sont propres ; et donc, cela change un peu la donne au niveau des investissements. Aussi bien des investissements financiers, d'ailleurs ; que des investissements en temps et en travail. C'est pour cette raison que le passage à la traction animale a été postposé à plus tard ; j'ai donc opté pour l'achat d'un petit motoculteur qui nous servira outre à un travail léger du sol, à transporter le bois, le matériel, mais aussi à broyer grâce à la prise de force...C'est un choix qui a été assez dur à faire mais je me rend compte, maintenant, de l'âpreté  de la tâche.

Voici donc la bête...


















J'ai aussi eu la chance d'acquérir deux serres tunnels d'occasion à très bon prix et nous avons été les démonter ce vendredi 12 avril avec quelques amis..



La grande serre de 8m50 de large et de 40m de profondeur avec une hauteur au faîte de 3m40 et aux pieds de 1m80.

Et en prime, les potos qui sont venus me filer le coup de patte et qui, s'ils sont comme moi, ont dû bien dormir cette nuit-là.






Et la "petite" qui ne fait que 7m50 de large et 42m de long, moins haute que la première mais déjà un très bel outil de travail.

Il me reste donc à descendre tout ce beau matériel vers la Creuse, et surtout à trouver le moyen de le transporter.


mercredi 27 février 2013

Le Projet

Je vais vous livrer ici, ma conception de ce projet qui n'est peut-être pas celle des autres qui s'y retrouveront avec moi.

L'idée première est l'autonomie alimentaire et le plus possible énergétique. Nous avons, d'ailleurs, opté pour l'usage le plus restreint possible de l'énergie fossile pour nos activités.

Il s'agit clairement d'un acte militant anti-capitaliste et paysan en ce qui me concerne, cerise sur le gâteau nous améliorerons notre qualité de vie.

C'est une façon de se couper du système et de son asservissement (dodo-boulot-métro-conso) et de gagner réellement sa vie. "Vivre plus simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre" en quelque sorte.

C'est aussi une façon d'appréhender l'avenir..."Choisir la décroissance aujourd'hui ou vivre la récession demain" clame l'affiche...

C'est reprendre le cours de sa vie, avoir du temps, prendre le temps, vivre tout simplement. C'est choisir d'être, plutôt qu'avoir ; c'est créer du lien via l'échange de savoir faire (savoir-faire et faire-savoir) en permettant ainsi à tous d'en avoir l'accès.

C'est une façon différente de permettre l'accès à la propriété par l'achat groupé des terres et du bâti, par la mise en commun de matériel, de matériaux, par la solidarité et la mutualisation. C'est faire avec et non contre...

C'est apprendre l'autogestion, être à l'écoute et faire ensemble, c'est réensauvager l'homo industrialus, c'est donner du sens à la tribu, au clan.

C'est une réappropriation de notre libre-arbitre, de ne pas dépendre de la sacro-sainte consommation, des experts en publicité, des médias, des banques, de tout ces gens dont on a dit qu'ils étaient nécessaires à notre survie.

C'est s'ouvrir aux autres, aux mondes, découvrir la collaboration en refusant l'individualisme et la possession juste pour posséder. Chacun d'entre nous a un potentiel et sa place dans la communauté. Accueil, fraternité, liberté,partage,...

C'est un projet à vision positive qui s'inscrit clairement dans la philosophie de la permaculture avec le maraîchage, l'écoconstruction/rénovation, les toilettes sèches, la traction animale, les ateliers du partage, la récupération d'objet et de matière "déchets" de notre société civilisée.

C'est une toile qui se veut tissée entre et par les gens partageant le même espoir en demain.

C'est un lieu où chacun aura sa place et pourra laisser s'exprimer son potentiel créatif.

C'est récréer du lien et de la solidarité entre les générations autour d'un projet de vie commun.
...

Il y a tant et tant à dire, tellement je met de l'espoir dans ce projet pour ma Tribu, pour le monde à venir et pour qu'un changement profond et durable puisse, enfin, venir et s'installer.

dimanche 20 janvier 2013

Changement d'horizon

Quelques uns parmis vous êtes déjà au courant de notre changement "radical" de vie...en effet, sous peu nous habiterons sous le soleil de la Creuse.

Nous venons d'y acquérir 5,60 hectares de terre (champs, prairies et bois) et nous allons y aller cultiver et nous cultiver. L'idée est de vivre simplement, juste pour que d'autres puissent simplement vivre...une façon de mettre en pratique notre façon de penser et notre façon de vivre.

L'idée est d'y cultiver en maraîchage "biologique" en vue d'y créer l'autonomie alimentaire de notre communauté (et oui, nous partons dans un premier temps à deux "familles").

Nous avons décidé de travailler sans matière fossille, et nous aurons comme associés dans l'histoire nos ânes pour fonctionner en traction animale.

Quelques chèvres et quelques moutons viendront nous aider à entretenir les zones prairies et ralentir l'avancée de la forêt.

Le projet s'inscrit pleinement dans un mode décroissant, paysan et aussi dans le respect de la Terre et de nos associés.

Nous y ferons des stages et des formations en maraîchage, en traction animale, en écoconstruction et du woofing, mais aussi permettre l'accueil dans le groupe pour un court moment ou plus...

Vous pourrez suivre ça ici...voici déjà le lieu de vie

La maison avec la grange:
L'étable et l'écurie